samedi 7 septembre 2013

Retour au bercail



En route vers la maison. Taxis, navettes, trams, avions. Attentes si longues dans les aéroports. Nuit blanche. La totale. Avec des papillons dans le ventre chaque fois qu'on pense au fait que cette fois-ci, c'est le retour. Pour vrai. Pas seulement une autre destination dans le voyage.
Mélange d'excitation de revoir nos proches, d'anticipation concernant la suite des choses et la réalisation que cette aventure est finie. Il y en aura d'autres, certainement. Mais ce chapitre se termine et c'est triste et agréable à la fois.

Nous sommes passés par toutes les émotions durant le vol. Mais une fois atterris à Montréal, c'est l'excitation qui a repris le dessus et c'est étonnamment avec un grand des sourires qu'on s'est séparés à l'aéroport de Montréal pour aller faire une surprise à nos familles respectives, chacun de notre côté du pays. Après tout ce temps passé ensemble, on entrevoyait avec joie ces quelques semaines chacun de notre côté. Curieux de voir comment ce serait d'être à nouveau seul, de décider pour soi et non en équipe, de ne pas avoir le même quotidien, 24h sur 24.

Le meilleur moment de mon retour fut la surprise chez mes parents. Pas facile de surprendre une mère qui lit si bien sa fille. Mais j'ai réussi! Je leur ai fait croire que mon vol était le lendemain et qu'ils viendraient me chercher à l'aéroport à ce moment. Donc, personne à l'aéroport. Parfait. Je n'avais pas envie d'un comité d'accueil qui m'attendait ni de vivre le choc du retour de façon drastique.
J'ai préféré prendre mon temps et me diriger vers la Rive-Sud tranquillement, par les transports en commun, avec mon moi-même et mon sac à dos, question de revenir tranquillement, en continuant le rythme du voyage. Rien ne pressait...et au nombre d'heures passées dans des transports durant 8 mois, ce n'est pas 1h30 de plus qui y changerait quelque chose.
Voir défiler les paysages connus et le nom des rues du centre-ville m'a fait un drôle d'effet. Prendre le métro, avec des stations au nom familier, sans me soucier d'étudier scrupuleusement la carte du réseau au préalable. Sentir l'odeur particulière du métro de Montréal. Puis...prendre l'autobus jusque chez mes parents...remettre mon sac à dos pour le dernier 300 mètres. M'arrêter devant la maison. Sonner à la porte et attendre que mon père vienne ouvrir. Puis, pleurer à chaudes larmes dans ses bras, bien entendu! Magique! Parfait comme retour!
Home sweet home.


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