mercredi 30 janvier 2013

Retour sous le drapeau rouge


Après un repos bien apprécié à la chaleur du soleil de la Thailande, l'aventure reprend, cette fois vers le Laos. Par chance, avec des sacs allégés grâce à notre amie Lisa qui a accepté d'entreposer notre linge d'hiver chez elle à Bangkok jusqu'à notre retour en février. Passeports en main, le voyage reprend comme on l'avait laissé en Chine. Trains de nuit, rencontres formidables en attendant aux frontières, confusion en arrivant dans les nouvelles villes, pour peu à peu se retrouver, dénicher nos nouveaux endroits préférés, découvrir les villes à vélo.
Vientiane a été une belle surprise car je n'avais pas la moindre idée à quoi m'attendre. Capitale minuscule, touristique mais pas trop, bien différente du reste du Laos mais agréable pour quelques jours tout de même. Séjour qu'on a passé en l'agréable compagnie de Bunna et Ashlea, un couple d'amis d'Atlanta, rencontré à la frontière durant l'attente de notre visa, typique pour les pays communistes. L'influence française est palpable et je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié le vin rouge et les délicieux sandwichs faits avec pain baguette, denrées rares et dificiles à trouver dans les autres pays visités jusqu'à maintenant.


J'ai eu la chance de visiter le centre COPE, intéressant pour tous, mais peut-être davantage pour une physio. C'est d'abord un centre de réadaptation et de fabrication d'orthèses pour les victimes de UXO (unexploded  ordnance, bombes non désamorçées) puisque malheureusement le Laos fut le pays le plus bombardé de l'histoire, vers la fin de la guerre du Vietnam, en raison de la proximité du "Ho Chi Minh trail". Plusieurs enfants sont impliqués dans les accidents en cherchant du métal à revendre et en tombant par hasard sur les bombes. Je fus très émue par les témoignages entendus sur place au centre pour les visiteurs. Et même si je n'ai pas pu visiter la salle de traitement qui est fermée au public, j'ai été très inspirée par le projet. Y revenir un jour comme bénévole serait un projet formidable. Une autre idée à ajouter à ma longue liste... Ils ont une équipe de chirurgiens, d'orthésistes, de physios et d'ergos qui offrent des services gratuits aux victimes mais aussi à plusieurs autres patients qui ont besoin de traitement divers inexistants dans le reste du pays.

J'ai aussi eu une remise en question sur le tourisme en général. Le tourisme brutal, qui change tout selon les envies des voyageurs. Vang Vieng a été un choc. Ville de "party" en déclin (pour cause de gens trop saouls, morts noyés dans la rivière ou autres accidents aussi ridicules) au milieu d'un décor enchanteur où les gens viennent pour faire la fête et regarder des épisodes de "Friends" dans les restos en mangeant leur bouffe occidentale. Bien entendu, les gens locaux répondent à la demande en offrant ce que les gens veulent: bars, restos, decentes de rivières sur tubes gonflables, glissades, zipline etc. Bien sûr, je suis là, touriste comme les autres et je fais partiellement partie du problème, mais je crois qu'il y a une façon de voyager autrement, en respect avec les coutumes locales. Les gens sont très pudiques au Laos et on voit partout des affiches demandant aux touristes de respecter les habitudes des locaux (par exemple de ne pas se promener en maillots de bain, ou sans T-Shirts pour les gars, pas de démonstrations publiques d'affection, etc.). Malgré tout, personne ne semble respecter cela et ça me dépasse.

Un jour, par hasard, en se promenant en scooter sur une route de terre hors de la ville, nous sommes passés à côté d'une ferme biologique à la recherche de bénévoles pour leur projet communautaire. Le projet Saelao. Me faire accueillir par une québécoise a sûrement aidé à me faire immédiatement sentir chez moi (merci Marie-Pier!) et le lendemain nous étions déménagés sur le site magnifique comme volontaires pour la semaine! Quel bon choix que de se poser quelque part au milieu des montagnes, grottes et lagons bleus et de participer au projet. C'est l'initiative d'un gars local, Senkeo, ayant habité 10 ans au Canada. Lorsqu'il est revenu dans son pays, il a constaté dans quel état sa ville natale était rendue et a décidé de faire les choses autrement. L'idée est de monter un projet local, communautaire et durable qui puisse profiter aux villageois du coin et leur en démontrer les bienfaits. Ils utilisent par exemple les déchets organiques dans leur système de biogaz et produisent du méthane qu'ils utilisent pour cuisiner et les restes comme engrais ou bouffe pour les poissons. Un centre communautaire est déjà construit et sera éventuellement mis en fonction pour les jeunes et pour offrir des présentations aux gens des villages. Ils s'impliquent dans les écoles du coin et donnent des cours d'anglais gratuits le soir. Des gens locaux habitent sur place et sont employés pour les travaux réguliers. Le projet est inspirant mais encore jeune, ne fonctionnant pas du tout à son plein potentiel. Ce qui veut dire que tout est encore à faire. Ce qui veut aussi dire qu'on a passé plusieurs jours à creuser, défricher, se faire piquer par les fourmis, creuser et défricher encore, couper des bouteilles vides (qu'ils bruleraient sinon, faute de système de recyclage) pour construire des toits protecteurs pour les jardins en prévision de la saison des pluies. Le tout récompensé par une bonne beerlao (ou 2) et une baignade quotidienne au lagon bleu, où l'on peut sauter d'une branche d'un arbre ou s'élancer au bout d'une corde!
Le manque flagrant et frustrant d'organisation (un coordonateur temps plein serait requis) fut fortement compensé par les merveilleuses rencontres que nous avons faites et le plaisir de faire un peu (beaucoup) de travail physique, parfoit digne du treeplanting.  Le projet attire des gens qui ont un peu la même vision des choses que nous et nous nous sommes faits plusieurs amis que nous reverrons au cours de se voyage (à Berlin) ou de retour au Québec. Jon a même eu ce qu'il appelle lui-même une "bro-mance" d'une semaine avec notre ami Sean rencontré sur place. Il a littéralement passé la semaine avec lui, à parler de son inspirant voyage à moto de Singapore vers l'Inde, de sciences et autres! La seule histoire malheureuse de toute cette semaine là fut ma malchance de ne pas voir un petit bout de roche caché dans une boule de riz collant (sticky rice) , de me craquer une dent dessus et de devoir retourner en ville voir un dentiste d'urgence! Toute qu'une expérience quand on aime déjà pas les dentistes à la maison! Rien n'est propre, la dame ne parle pas anglais, je comprends qu'on va me faire un plombage temporaire... et hop, 20 minutes et 12$ plus tard, je suis à nouveau sur la rue, me demandant combien de temps le plombage tiendra! A suivre! ;)

Nous sommes maintenant en route pour le nord du Laos, en arrêt pour quelques jours à Luang Prabang, capitale des cafés et pâtisseries! Profitons de la chaleur car les jours avant la Sibérie sont maintenant comptés!

Boats, beers and buddies

   Once again on our own, we had to rediscover how to travel sans Richard and Denise. They were rough times.
   We set off north by train in the morning of January the 4th for 2 hours to reach Pranburi. we had booked a hotel called the "Cool House."
   The train we had paid 27 baht each for was open carriage, no assigned seats and no ac (boo hoo). It was the milk run, stopping every 30 to 40 minutes for 1 or 2 minutes to discharge some and take on more passengers. Within the first hour of our journey a man helped us negotiate a seat for each of us amongst the local ladies. The ladies were friendly enough to move or place their bags of vegetables or belongings to make room with a smile. The man that helped us walked back past us, which I hadn't noticed until another man made a ruckus behind me. Taking off in a sprint he chased our helper down the car and kicked him in the chest and yelled what I would imagine were choice words in Thai. I will never know what the altercation was about but it made me realize that no matter how skinny, which the running man was, or how smiley, which our helper was, the Thai know how to throw and take a kick. I was reminded that Muay Thai is the national sport. Keep your nose clean.
   All in all the ride was uneventful, but just being amongst and witnessing the mundane travels of the locals was great.
   Upon arriving at the Pranburi station, I called our guest house who were kind enough to pick us up and drive us to our destination town of Pak Nam Pran. The guest house seemed dead. There were only 4 rooms, all very nicely adorned, but the whole time there (2 days) I saw no one else.

   We had chosen this area due to the winds they are supposed to receive and the fact that there are 3 kitesurfing schools along the beach for renting. We had chosen Kite Zone @ The Beach House. After having settled in and changed, we rented a scooter and headed off to make contact with Willy, the manager of the kite school. He immediately put a 14 meter Ozone Catalyst in our hands, and a Crazy Fly ALR on our feet. It was our first kite session in a while and it felt great, once I shook the dust off. Méliane rocked it from the gates.
   The wind died for about 5 days, but we had the taste of it. We weren't going anywhere for a while. We finally, on the 6th, found a room directly at the Beach House where we could be ready for any puff of wind. It didn't come. We bided our time by driving our scooter up and down the beach looking for cheap food and drank way too many beers at the Beach House Bar. During our late nights we had the pleasure of meeting and getting to know some great people around there including the owners of the guest house and bar, and the local foreigners that are just always there.



   During our scooter outings we came across another kite school called Airstylers run by a bloke named Colin. He offered us some catamaran lessons. It was hard to refuse.
   We spent the next 3 days learning (literally) the ropes, maneuvers, and terminology. We had a blast flying around in 30 degree water and nearly no wind. The last day though, the wind was perfect for learning race maneuvers. So we did. And now we have another sport to blow all our money we don't have
(that's not us but it is the only shot of the boat)

   Colin is a super friendly, welcoming guy who had a similar view of wind sports as us. He invited us to his favourite restaurant, hung out and had beers with us and gave us a great incite to a quiet place so close yet so far from the lunacy of Hua Hin 30 kilometers up the road.
   We did manage to get another worthy day of riding in before we left but ended up sacrificing a few days in Bangkok to do so. The day we were to leave there was a call for wind, we answered it. We both had incredible sessions trading a 15 meter Ozone Edge. Awesome kite btw.


   We ended up staying in Pak Nam Pran 9 days and got a real good feel for the place. We understood why people go, and more importantly, why they come back, and in some cases why they never leave. The people are great, the food can be cheap, the beaches are nice and there is never a rush for anything.
   We finished our sojourn in thailand on a high note by staying with a friend from planting, Lisa. We hadn't seen her since we departed the Tolko camp in northern Manitoba in 2007 yet she welcomed us into their home with open arms. We had the pleasure of meeting her husband Charles and their two daughters, Lux and Coco. We stayed there 2 days, which was too short but nonetheless great to touch base and catch up. Thanks for everything!

mercredi 2 janvier 2013

Retrouvailles

Le moment arrive enfin! À travers les démarches à faire aux ambassades canadienne et russe pour l'obtention de nos visas, c'est maintenant l'heure de courir vers le métro pour rencontrer ma cousine Catherine, à Bangkok en même temps que moi pour une journée seulement, avant son retour au Sri Lanka! Tout en courant, malgré la chaleur accablante, j'ai un grand sourire et hâte de la serrer dans mes bras. Je ne m'attendais surtout pas à pleurer comme je l'ai fait! Les larmes de joie sont une chose merveilleuse. Il faut croire qu'on ne s'habitue jamais à être loin de ceux qu'on aime! On a passé l'après-midi à se raconter nos voyages respectifs et à se promener en tuk-tuk! 

Le lendemain, visite à l'ambassade russe pour savoir s'ils acceptent de nous donner nos visas russes en Thailande. Refus catégorique d'un employé plutôt déplaisant! Nous devons donc passer au plan B qui est d'envoyer nos passeports à une agence de Montréal durant notre séjour en Thailande! Plutôt stressant, mais à ce moment peu m'importe car je sais que mes parents viennent d'arriver à Bangkok et m'attendent sur la terrace de l'hôtel!! Aucun marchandage avec le tuk-tuk pour le prix, retour à l'hôtel au plus vite, sans parler, avec le coeur qui débat dans l'attente de les retrouver! Disons que c'est assez irréel d'être au milieu de Bangkok et d'avoir un rendez-vous avec ses parents! Encore une fois, comme la veille avec ma cousine, le déluge de larmes de joie! D'abord avec ma mère, puis, les 3 ensemble puisque mon père s'est joint à nous pour un calin de groupe, ne pouvant attendre son tour. Moment magique que je n'oublierai jamais. Le plus beau cadeau qu'ils auraient pu m'offrir! 

Depuis ce temps nous sommes ensemble dans une région peu touristique, près des villes de Bang Saphan et de Bankrut. La plupart des touristes ne s'arrêtent pas ici alors c'est parfait, nous avons les plages pour nous! On se fait dorer au soleil et on fait la belle vie! On se met à jour dans nos vies et on passe du bon temps...entre amis! :)

Le temps file et on se sépare dans quelques jours déjà, eux partent pour le Vietnam et nous pour la ville de Pranburi dans l'espoir d'aller faire quelques jours de kitesurf! L'aventure continuera chacun de notre côté et on aura encore plein d'histoires à se raconter lors de notre retour au printemps!  

J'en profite pour souhaiter une bonne année 2013 à tous! Que vous puissiez réaliser vos rêves! xxx 

Chinese style

Les deux dernières semaines en Chine se sont passées entre amis...

D'abord une visite chez notre ami Liam que nous avions rencontré dans un minibus en route vers Bashuitai 2 semaines plus tôt. Il nous avait fait promettre de le contacter lors de notre passage dans la capitale provinciale, Kunming, où il habite pour ses études. Promesse tenue, nous l'avons contacté et passé 2 belles journées en sa compagnie...''chinese style'' ! C'est-à-dire à découvrir des parcs et des temples mais un peu à la course, sans prendre le temps de s'asseoir pour vivre le moment ou l'endroit...il ne semble pas apprécier la nature de la même façon que nous. Aussi, bien sûr, le karaoké! On ne pouvait pas quitter la Chine sans être allés au moins une fois voir ce qu'était ce fameux ''KTV'' incrit partout. Woooow! Salles de karaoké privées avec décorations dorées et néons pour une impression faussement riche. Limonade et thé, puisqu'il nous amenés là en plein jour! Répertoire mandarin et anglais en alternance, c'était quelque chose, mais Jon nous a fait de belles interprétations de Billy Joel et Frank Sinatra! Liam nous a aussi fait subtilement entrer dans son dortoir universitaire pour y passer la nuit, alors on a pu voir le mode de vie des étudiants. Finalement nous avons appris la technique chinoise de ''fight for the bill'' nécessaire pour réussir à payer quoi que ce soit à un hôte pour le remercier de son hospitalité.















Après Kunming, nous nous sommes dirigés vers Guilin, puis Yangshuo, pour aller rejoindre nos amis Dave et Angeli rencontrés quelques semaine plus tôt. Ils y étaient surtout pour faire du ''rock climbing'', puisque c'est le meilleur endroit en Chine paraîtrait-il! Nous n'avions pas fait d'escalade depuis 2010 à Montréal, mais avec un petit rappel des techniques de base, on s'est vite replongé dans cet univers fascinant! Douleurs au bras garanties! ;)













Les dernières journées en Chine, à Guangzhou, se sont passées tranquillement, en attendant d'aller prendre l'avion. Aucun intérêt de visiter puisque nous avions peu de temps. Donc, boire des cafés, sans fin, avec une impression de ralenti, similaire au sentiment ressenti enfant dans l'attente de Noel. Cette fois, dans l'attente des retrouvailles imminentes avec ma cousine et mes parents.