vendredi 14 décembre 2012

Friends and Family

I woke up on the morning 25th feeling like a champ, had a huge breakfast and was ready for hiking the famed Tiger Leaping gorge. I decided though that I (and I apologize for the details) should try and hit the can before we head out. Things were a little too...well not good. But I made nothing of it and kept the course. After hiking a little while we reached the trailhead and I had to hit the can again. And I started to feel weak. So it was that I had eaten something that gave me dysentery. We had begun already so I decided to keep going. It's only 2 days I figured. Bad idea. I spent the whole time super weak as I couldn't hold any nutrients in my body and spent the hike searching for toilets instead of enjoying the magnificence of the yangze valley.
We had met some spectacular people though beforehand, Angeli, Dave and Martina, who all helped me through with moral support.
One of the great things about traveling is the people you meet on the way. We ended up traveling with Angeli and Dave for a couple days of travel before the hike also and unfortunately they left our path just after the hike itself (we were to meet them again in Yangshuo). We traveled with Martina though for a total of 10 days though from before the hike through Dali and to Kunming where she took a different route as we headed south to Jinghong to enjoy some warm weather and palm trees after those cold days in the mountains. It's always fun to share the road and experiences even for a short time.
After hiking the gorge out of a town called Qiaotou, we decided to head northward toward a town called Baishuitai, which directly translates to "white water" something. It is called that due to the limestone terraces similar yet smaller to those in Turkey at Pumakkale. En route we ran into a guy, Liam, on the bus who spoke English and was friendly enough to invite us to his friend WangJun's place in the countryside just short of Baishuitai in a town called Aluwan nestled in a mountain valley on a hill covered in terraced fields and peopled by a Chinese minority group
Called the Naxi. It was spectacular. We spent 4 days 3 nights in his parents home, who were away on holidays, and he welcomed us warmly to his village as did all of the villagers in fact. On the walk to his house we went past a dozen or so people who invited us in or just said hi with a big smile. Unfortunately while there I was still super sick and couldn't venture far from a toilet while the rest of the crew went for walks to the terraces, a waterfall and just visited the village while I was bedridden. I really got to know the stall next to the pig pen though, and the inner courtyard of WangJun's family farm where I had a chance to feed the animals while the rest were out and about.
In all I was sick for 6 days, from the beginning of the gorge, through Aluwan, and onto Dali, where I decided enough was enough and started on antibiotics to rid myself of it. It was a success but I was off Chinese food for a while and started feeling very homesick. It could be that it is approaching Christmas or that Méliane and I had swapped being sick for 2 weeks or more, or a combination of both, that brought on our want for home. But now as we are getting closer to Christmas, and therefore the end of our sojourn in China we have a little treat awaiting us in our next destination. Méliane's folks are joining us in Thailand for the holiday season in the middle of a southeast Asian adventure of their own.

De retour sous les étoiles

Suite à notre périple "urbain" en Chine et l'exaspération que ça peut entrainer, nous étions prêts pour un changement drastique. Solution au problème: choisir les ''back roads'' pour se rendre de la province de Sichuan à celle du Yunnan. Oui, bien sûr, ça implique des trajets de bus interminables sur des routes poussièreuses avec bris mécaniques inévitables, hôtels miteux sans chauffage à -10 degrés la nuit, etc., mais, ça vaut le coup...

Ce qui nous a d'abord frappé est la route sinueuse à flanc de montagnes avec précipices impressionnants (pour ne pas dire épeurants quand on voit un bus nous précédant, renversé sur côté tenant sur quelques rares arbres!) qui monte, monte, monte et les oreilles qui nous bouchent pour enfin arriver à Litang, 4014 mètres d'altitude et...voir les étoiles! Inexistantes depuis notre arrivée en Chine, elles étaient bienvenues et magnifiques! Le lendemain, même chose pour le soleil! Malgré le froid dû à l'altitude on se réhabituait aux vrais rayons de soleil!! On avait perdu notre habitude de la crème solaire et on s'en est souvenu à nos dépends!


Le Tibet au Sichuan

L'Ouest du Sichuan est en fait une ancienne province du Tibet (Kham) et la culture tibétaine y est encore très active! Une petite pensée pour la Mongolie nous a traversé l'esprit quand on a vu les montagnes arides, les vallées parsemées de troupeaux de yaks, les costumes traditionnels, les enfants aux joues rouges et aux visages barbouillés courant partout. Enfants nombreux contrairement au reste de la Chine que nous avons vue jusqu'à maintenant car la majorité de la population (chinois Han) ne peut avoir qu'un enfant, mais je crois que les minorités ethniques n'ont pas de restrictions à ce niveau.

Cependant, on a vite ressenti que nous étions bien près du Tibet en raison de la forte présence policière. Les tensions sont fortes dans cette région où les cultures s'affrontent. Les voitures de police sont presqu'à chaque coin de rue. Nous n'avons pas vu d'altercations mais ce n'est pas surprenant avec toute cette répression.


Nous avons aussi assisté à une cérémonie assez perturbante de "sky burial". Perturbante au début, puisque c'est si contraire à notre culture occidentale, mais tellement enrichissante sur leur vision de la mort. Il s'agit d'une cérémonie en dehors de la ville, sur une colline où ils offrent le corps aux vautours... Ce sera par contre une expérience à discuter en personne à notre retour car c'est assez choquant et difficile à décrire en mots.

Avec une amie rencontrée à Litang, Martina, nous avons décidé de louer des motos pour mieux découvrir les alentours de la ville. J‘ai pris mon courage à deux mains et j'ai décidé de louer ma propre moto au lieu de m’asseoir derrière celle de Jon. Difficile au début en raison des vitesses inversées et de mon stress pour sortir de la ville. Mais quel bon choix! Quel setiment de liberté à rouler sur les routes poussièreuses entre les villages. Je comprends maintenant encore mieux ce que nos amis cyclistes peuvent ressentir d‘être libres de leurs déplacements!

mercredi 5 décembre 2012

Une image vaut 1000 mots...

And we are too lazy to write! Those pictures are from Suzhou, Shanghai, Xian and Chengdu, before we set off for the mountains. More to come!

samedi 17 novembre 2012

Contraste

La Chine...quel contraste avec la Mongolie! Les pays sont voisins, mais ils s'opposent à tous points de vue! Les foules constantes, l'omniprésence de gens, de lumières/néons, musiques cacophoniques ou vendeurs ambulants avec micros harcelant dans tous les lieux publics imaginables, klaxons, partout, tout le temps. Le smog, l'absence de vraie nature. Mais d'un autre côté, les transports organisés et hyper accessibles, la bouffe à toute heure du jour ou de la nuit sur le bord des trottoirs. En arrivant à Beijing nous avons eu un choc, mais différent de celui vécu à notre arrivée au mois d'août. On était plutôt ébahis de pouvoir manger des dumplings aussi facilement au bord de la rue en allant prendre...le métro?! Peu à peu, la densité de population et la dichotomie à tous les niveaux nous a rattrapés pour nous rappeler que nous n'étions plus en Mongolie!

Je me suis souvent fait dire durant le voyage qu'après un séjour en Chine la plupart des gens développent une relation d'amour-haine avec le pays et nous comprenons maintenant exactement pourquoi, après y avoir passé 3 semaines et des poussières. Le gouvernement prétend être communiste mais il est si évident qu'il ne l'est pas! Les gens n'osent soit pas en parler ou n'en sont pas au courant. Les jeunes s'ouvrent au monde mais avec une perception biaisée et une confiance impressionnante en leur pays. Les ''manières'' si différentes: il est convenable de se racler la gorge bruyamment, de cracher partout, de fixer du regard beaucoup trop longtemps comme si nous étions des extra-terrestres. C'est drôle au début mais ça devient insultant à la longue. D'un autre côté on rencontre des gens locaux sur notre passage qui adoucissent notre impression et nous offrent leur temps par pure générosité.

On se rend compte que les sites touristiques sont les sites historiques d'une Chine qui n'existe plus. La culture actuelle de la Chine est très peu élaborée. Un ami rencontré à Nanjing m'expliquait qu'il y a peu d'auteurs contemporains depuis la révolution culturelle suite à laquelle plusieurs auteurs ont ''disparu''. Le musée de Lao She à Beijing nous a fait réaliser l'ampleur de cette révolution et ses implications.

Mais nous sommes constamment fascinés par le ''chaos harmonieux'' qui règne et la culture du thé, de la bouffe. J'en apprends constamment sur l'histoire de ce vieux pays et j'en suis en tous points fascinée! La muraille de Chine, le site archéologique de l'armée de terracotta (terre cuite?), près de Xian. C'est l'idée de grandeur que les empereurs avaient qui est fascinante. Un peu mégalomane par moment...

Shanghai, une ville contrastante avec le reste de la Chine par sa modernité et sa culture internationale due aux anciennes concessions. La grosseur de la ville nous a marqués bien sûr, mais aussi la richesse apparente avec le centre ville extravagant et les "high end tourists" dans les magasins de marques, en contradiction avec les centres d'achat vendant ces mêmes articles de marques, copiés, pour presque rien.

Nous terminons maintenant nos arrêts dans les grandes villes (on n'en peut plus!) et venons d'arriver dans la province du Sichuan. Nous pensons passer le reste de notre temps en Chine dans le sud ouest, où les villes sont de taille plus ''raisonnable'' et où l'impact du gouvernement se fait moins sentir. Aussi repartir à l'aventure dans l'ouest du Sichuan où l'on pourra vivre le Tibet sans vraiment aller au Tibet, puisque cette région en faisait originalement partie.