La Chine...quel contraste avec la Mongolie! Les pays sont voisins, mais ils s'opposent à tous points de vue! Les foules constantes, l'omniprésence de gens, de lumières/néons, musiques cacophoniques ou vendeurs ambulants avec micros harcelant dans tous les lieux publics imaginables, klaxons, partout, tout le temps. Le smog, l'absence de vraie nature. Mais d'un autre côté, les transports organisés et hyper accessibles, la bouffe à toute heure du jour ou de la nuit sur le bord des trottoirs. En arrivant à Beijing nous avons eu un choc, mais différent de celui vécu à notre arrivée au mois d'août. On était plutôt ébahis de pouvoir manger des dumplings aussi facilement au bord de la rue en allant prendre...le métro?! Peu à peu, la densité de population et la dichotomie à tous les niveaux nous a rattrapés pour nous rappeler que nous n'étions plus en Mongolie!
Je me suis souvent fait dire durant le voyage qu'après un séjour en Chine la plupart des gens développent une relation d'amour-haine avec le pays et nous comprenons maintenant exactement pourquoi, après y avoir passé 3 semaines et des poussières. Le gouvernement prétend être communiste mais il est si évident qu'il ne l'est pas! Les gens n'osent soit pas en parler ou n'en sont pas au courant. Les jeunes s'ouvrent au monde mais avec une perception biaisée et une confiance impressionnante en leur pays. Les ''manières'' si différentes: il est convenable de se racler la gorge bruyamment, de cracher partout, de fixer du regard beaucoup trop longtemps comme si nous étions des extra-terrestres. C'est drôle au début mais ça devient insultant à la longue. D'un autre côté on rencontre des gens locaux sur notre passage qui adoucissent notre impression et nous offrent leur temps par pure générosité.
On se rend compte que les sites touristiques sont les sites historiques d'une Chine qui n'existe plus. La culture actuelle de la Chine est très peu élaborée. Un ami rencontré à Nanjing m'expliquait qu'il y a peu d'auteurs contemporains depuis la révolution culturelle suite à laquelle plusieurs auteurs ont ''disparu''. Le musée de Lao She à Beijing nous a fait réaliser l'ampleur de cette révolution et ses implications.
Mais nous sommes constamment fascinés par le ''chaos harmonieux'' qui règne et la culture du thé, de la bouffe. J'en apprends constamment sur l'histoire de ce vieux pays et j'en suis en tous points fascinée! La muraille de Chine, le site archéologique de l'armée de terracotta (terre cuite?), près de Xian. C'est l'idée de grandeur que les empereurs avaient qui est fascinante. Un peu mégalomane par moment...
Shanghai, une ville contrastante avec le reste de la Chine par sa modernité et sa culture internationale due aux anciennes concessions. La grosseur de la ville nous a marqués bien sûr, mais aussi la richesse apparente avec le centre ville extravagant et les "high end tourists" dans les magasins de marques, en contradiction avec les centres d'achat vendant ces mêmes articles de marques, copiés, pour presque rien.
Nous terminons maintenant nos arrêts dans les grandes villes (on n'en peut plus!) et venons d'arriver dans la province du Sichuan. Nous pensons passer le reste de notre temps en Chine dans le sud ouest, où les villes sont de taille plus ''raisonnable'' et où l'impact du gouvernement se fait moins sentir. Aussi repartir à l'aventure dans l'ouest du Sichuan où l'on pourra vivre le Tibet sans vraiment aller au Tibet, puisque cette région en faisait originalement partie.


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