Petit arrêt en Bourgogne
Après la semaine à Paris, nous avons décidé de prendre le temps d'aller visiter les amis. D'abord Julien et Éva, rencontrés quelques années plus tôt lorsqu'ils vivaient à Montréal. Ils se sont depuis ce temps installés dans la région d'Éva, à Dijon. Merveilleuse sensation que de retrouver des amis après tout ce temps sur la route. C'est un peu comme revenir chez soi avant le temps. Que de belles soirées passées à se raconter nos dernières années avec un bon verre de vin (encore!) en main. Ils nous ont fait visiter la région malgré le mauvais temps et nous avons adoré. Vignobles à perte de vue, premières odeurs printanières. Sans oublier les dégustations de pavés, saucissons, vins, fromages, etc.(encore!!!), qui, je l'avoue, ont sûrement contribué à mon appréciation générale de la région! J'en ai même oublié les photos souvenir.
Nous voulions ensuite nous rendre dans les pays basques et pensions y aller directement. Erreur. Comme toutes les routes sont concentriques vers Paris, il était plus rapide et moins dispendieux de retourner dans la capitale d'abord pour repartir vers le sud ensuite! Question de faire encore plus de transport...
Nous sommes donc arrivés à Bilbao après 3 heures de train suivies de 12 heures de bus...de nuit! Nos corps commençaient à riposter contre ces transports interminables dans des positions si peu confortables et à des heures impossibles. Ils nous criaient "Dis, je le retrouve quand mon lit!?"
Aritz et Esti sont venus nous chercher avec leur énergie et leurs sourires bien à eux! Et le sillonnement de la côte des Pays Basques a débuté à bord de leur bolide. Arrêts cafés, bières, tapas/pintxos. Premier vent chaud, premier rayon de soleil à saveur estivale! Magnifique. Ils nous ont aussi préparés à notre retour imminent à la maison. Eux qui sont revenus en janvier de leur folle aventure de 8 mois à vélo, de la Grèce à la Mongolie.
Ils nous racontaient avoir eu une longue période d'adaptation une fois à la maison! Le retour dans la routine après un long moment à l'étranger demande un peu d'ajustement je crois. Retrouver des luxes qu'on se sent mal à l'aise d'avoir, mais qui sont si réconfortant. Replonger un peu contre soi dans la réalité.
Nous avons profité du weekend pour faire ballades en voiture sur la côte, rando, vélo, baignade. Aritz nous a amenés visiter la ferme de son père en s'arrêtant visiter des châteaux en chemin!
Durant leurs jours de travail, on a simplement fait la belle vie pour quelques jours, terrasses, café con leche, tortilla espanola! Pour laisser s'imprégner l'idée que c'était bientôt la fin de notre aventure et savourer les derniers moments.
J'étais triste de les quitter, mais je sais que je les reverrai un jour, fort probablement au Canada puisqu'Aritz a obtenu son visa de travail canadien! À bientôt les amis!